Sophrologie et compulsions alimentaires
- MOUTET Natacha
- 22 mars 2023
- 3 min de lecture

Je mange pour calmer mes émotions
Qui n’a jamais ouvert le placard par ennui ? Qui n’a jamais mangé des gâteaux pour alléger la tristesse ?
Une émotion est une réaction physiologique à un stimulus. Elle permet de prendre conscience d’un besoin et nous incite à nous mettre en mouvement pour y répondre. Elle se manifeste en quatre étapes très brèves : charge, tension, décharge et retour à la normale.
Il existe 4 émotions de base : la tristesse, la colère, la joie et la peur. Elles ont toutes un rôle qui leur est propre. Les émotions sont donc nécessaires, alors il n’est pas question de les faire disparaitre !
Ce ne sont pas nos émotions qui posent problème mais plutôt la réponse que l’on donne à ces émotions. En effet, elles nous mettent en action mais ne sont pas toujours appropriées et peuvent, de ce fait, rester figées et se transformer en sentiments.
Par exemple, la colère ressentie lorsque je ne me sens pas écouté lors d’une conversation me pousse à exprimer ce ressenti et à donner mon opinion. Mais si je choisis de ne pas le faire « pour ne pas créer de conflit », je vais probablement rester avec un sentiment d’injustice lié au fait de ne pas avoir pu m’exprimer. Il en est de même si je choisis de m’exprimer mais de ne pas dire réellement ce que je pense: je me suis mis en action puisque je me suis exprimé, mais je n’ai pas répondu à mon besoin d’être entendu.
Vous allez me dire « mais quel est le rapport avec l’alimentation dans tout ça ?! »
Certains aliments, plus que d’autres, sont qualifiés de « réconfortants ». Il s’agit en général des aliments sucrés et/ou gras. Ces aliments peuvent donc parfois être la réponse attendue à un besoin émotionnel.
L’exemple de la tristesse parlera sûrement à beaucoup. Par exemple : je suis triste. Cette émotion me signale un besoin de réconfort et je suis alors attirée par mon aliment préféré … le chocolat ! Cet aliment est sécurisant pour moi puisque je le connais et il est source de plaisir.
Mais si mes représentations, mes pensées, viennent s’en mêler: « non tu ne dois pas manger de chocolat ! », « attention à ta ligne !», « tu n’as vraiment aucune volonté ! » etc. ... deux possibilités s’offrent à moi :
– soit je décide de ne rien manger ou de manger une pomme (mais c’est du chocolat que je souhaitais manger!). Dans ce cas, je ne réponds pas à mon besoin et je reste avec mon sentiment d’insécurité (que je finirai par être obligé de combler à un moment ou à un autre);
– soit je décide de manger du chocolat en compagnie de toutes mes pensées parasites et je n’y prends aucun plaisir donc ça ne me sécurise pas et ainsi, pour tenter de répondre à mon besoin, j’augmente la quantité.
C’est embêtant parce que de ce fait, je pense que mon émotion a donné naissance à une compulsion, mais c’est faux ! C’est bien la réponse inadaptée que je donne à cette émotion qui donne naissance à la compulsion.
Alors que faire ? Je ressens une émotion qui me signale un besoin qui peut être comblé par un aliment réconfortant. J’apporte à mon besoin la réponse attendue: je prends cet aliment.
Mais attention ! La notion de plaisir est primordiale puisqu’en réalité c’est de cela dont j’ai besoin. Et dans cette phase-là, la sophrologie peut m’aider à prendre le temps de savourer mon carré de chocolat, avec tous mes sens : la texture fondante, la couleur, l’odeur de cacao…
Ainsi, si je profite du plaisir de déguster, je réponds à mon besoin et je retrouve un état d’équilibre !
Toutefois, ce n’est pas forcément facile à mettre en place quand on n’a plus l’habitude d’être à l’écoute de ses émotions, quand on se sent débordé par le stress, la culpabilité, la fatigue, quand on n’a pas ou plus l’habitude de prendre du plaisir à déguster un aliment. Mais ce sont des capacités que chacun de nous possède et la sophrologie peut vous aider à les développer.
Pour plus d’informations, n’hésitez pas à me contacter !





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